Arguments
Mettre fin à l'endettement
L’assurance chômage enregistre chaque année un déficit de près d’un milliard de francs et sa dette se creuse. Pour rétablir un financement sûr, la révision prévoit des recettes nouvelles et des économies. Le financement des prestations de l'assurance sera mieux garanti pour l’avenir.
Assurer la solidarité
L’assurance chômage est un acte de solidarité entre les personnes qui travaillent et celles qui sont sans emploi. La révision implique une augmentation de la contribution salariales. Les cotisations ordinaires passeront de 2.0 à 2.2%. De plus, une cotisation de solidarité de 1% sera prélevée sur la part des salaires situés entre 126'000 et 315'000 francs. Les prélèvements supplémentaires rapporteront 646 millions de francs.
Economiser là où c'est possible
La révision prévoit des économies, mais les prestations de base ne changeront pas. La période de cotisation et la période d’indemnisation seront plus étroitement liées: dorénavant, il faudra avoir cotisé durant 18 mois pour toucher des indemnités durant 18 mois aussi, respectivement 24 mois pour une indemnisation de deux ans (personnes de plus de 55 ans).
Exceptions à ce principe : les jeunes de moins de 25 ans sans charge de famille bénéficieront du chômage durant neuf mois. Pour les personnes qui n’ont pas cotisé, comme les étudiants qui viennent de sortir de formation, les indemnités seront limitées à quatre mois, contre douze aujourd’hui. Les mesures d’économies rapporteront 622 millions de francs.
Maintenir les prestations de base
La révision maintient les prestations de base de l’assurance chômage. Le niveau d’indemnisation reste le même, la durée d’indemnisation maximale aussi. Ainsi, les chômeurs âgés pourront toujours obtenir 24 mois d'indemnisation, comme aujourd'hui et même pratiquement 30 mois s'ils sont à moins de 4 ans de la retraite.
Les autres dispositifs de l’assurance chômage, comme les mesures de conseil et de placement, les allocations d’initiation au travail ou de formation continue, sont aussi maintenus. Mieux, l’assurance a été renforcée dans le cadre du programme de stabilisation : toute une série de mesures bénéficient en particulier aux jeunes chômeurs.
Préserver le pouvoir d'achat et favoriser l’emploi
L’assainissement financier de l’assurance chômage est obligatoire. Le Parlement a préparé une révision équilibrée, partageant les efforts entre toutes les parties prenantes. Si la révision devait être rejetée en votation, les cotisations salariales augmenteraient à 2,5%.
Cette hausse du coût du travail serait défavorable pour l’emploi. Ce prélèvement supplémentaire s’ajouterait en outre à d’autres augmentations, comme le relèvement de la TVA en faveur de l’assurance invalidité , qui pèseraient aussi sur le pouvoir d'achat et sur la conjoncture. Ce n'est dans l'intérêt ni des entreprises, ni des salariés ni des chômeurs.
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