Questions fréquentes
De quelle manière les jeunes sont-ils concernés par la révision de l’assurance chômage ?
La réduction de la durée d’indemnisation ne concerne que les jeunes de moins de 25 ans sans charge de famille. Le nombre de leurs indemnités sera réduit à 200 maximum. Cette mesure représente tout de même 9 mois d’indemnisation. Elle tient compte du fait que les jeunes de cette classe d’âge se reclassent très facilement : 80% d’entre eux retrouvent du travail dans les six mois. Plutôt que d’une longue durée d’indemnisation, les jeunes ont besoin des mesures d’intégration qui peuvent leur être proposées, comme les stages d’initiation ou les semestres de motivation. Le Parlement a aussi pris des mesures spécifiques pour venir en aide aux jeunes chômeurs dans le cadre du programme conjoncturel.
Pourquoi les jeunes de moins de 30 ans doivent-ils accepter de prendre des emplois qui ne sont pas forcément liés à leur formation ou leur expérience ?
Cette mesure a pour objectif d’accélérer le retour en emploi des jeunes. Pour l’avenir professionnel de ces personnes, il est d’ailleurs important d’être intégré ou réintégré rapidement sur le marché du travail, pour éviter une trop longue période de chômage. Dans la pratique, il ne faut pas craindre que les jeunes soient contraints de prendre « n’importe quel emploi ». Les employeurs ne veulent pas engager de personnes dont ils savent qu’elles les quitteront à la première occasion.
Les personnes plus âgées sont-elles concernées par la révision ?
Oui. Les personnes de plus de 50 ans pourront continuer de participer à des mesures d’intégration (perfectionnement, formation…), même si leur droit au chômage est terminé. A partir de 55 ans, les personnes auront droit à 24 mois d’indemnités chômage. Mais comme les autres personnes, les chômeurs âgés ne pourront pas toucher des indemnités pendant plus de mois qu’elles n’auront cotisé. En d’autres termes, pour toucher 24 mois de chômage, elles auront dû cotiser durant 24 mois aussi. La seule exception concerne les chômeurs proches de la retraite, qui pourront bénéficier de près de 6 mois supplémentaires.
Pourquoi les régions touchées par un chômage plus important ne pourront-elles plus prolonger la durée d’indemnisation ?
La prolongation de la durée d’indemnisation n’empêche pas les arrivées en fin de droit et ne favorise pas la réinsertion. De plus, elle n’est pas adaptée à la mobilité actuelle des travailleurs et provoque des inégalités de traitement. En effet, elle n’est pas applicable à une personne licenciée par une entreprise si cette personne réside dans un canton qui ne prolonge pas la durée d’indemnisation.
Toutefois, les autorités fédérales auront toujours la possibilité de décider ponctuellement d’une prolongation de la durée d’indemnisation, dans le cadre d’un programme conjoncturel par exemple. C’est ce qui a été fait par exemple en matière de chômage partiel.
Est-il vrai que les économies effectuées dans l’assurance chômage seront reportées sur la facture de l’aide sociale?
Il est vrai que la révision pourra se traduire par certains reports de charges sur les cantons, les communes et l’aide sociale. Toutefois, la révision de l’assurance chômage permettra d’économiser six fois plus. Cette révision est donc globalement favorable.
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